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22 mars 2010 1 22 /03 /mars /2010 07:00

  Cela faisait plus de trois heures qu'il marchait, quand il aperçut un chariot embourbé dans un virage. En se rapprochant, y compris qu'il s'agissait d'un marchand ; ils se rendaient sûrement à la ville la plus proche. Le voyageur était descendu du chariot et tenter de faire sortir la roue de la boue profonde. C'était un homme plutôt âgé, vêtu d'une tunique blanc crème d'apparence neuve, Aux manches bouffantes tel que cela se faisait dans les villes à la mode. Ses bas étaient usés et il portait des bottes basses recouvertes de boue. À sa ceinture pendaient une bourse bien remplie ainsi qu'une dague dans son étui de cuir. Arrivé à coté du chariot, Johan aperçu plusieurs caisses et sacs débordant de vivres, ainsi que des parures, des objets en bronze et divers autres marchandises valant sûrement une jolie somme. Le vieux marchand ne semblait pas l'avoir vu et il essayait maintenant d'extirper son pied de la boue. Johan eut alors la sensation étrange d'avoir une chance incroyable ; il resta planté là quelque minutes à regarder cet homme vider sa botte de la terre dont elle venait de se remplir. L'apprenti aventurier n'avait pas mangé à sa faim une seule fois depuis son départ, en effet il n'était parti qu'avec seulement quelques pièces de bronze. Il ne pouvait s'empêcher de penser que ce marchand itinérant transportant d'alléchantes vivre, qui semblait sans défense, avait été placé sur sa route par Viano, protecteur des voyageurs. Johan se dit en son for intérieur qu'on ne pouvait désobéir à la volonté d'une telle divinité. Il parcouru donc les quelques mètres qui le séparait du chariot, attrapa l'un des sacs qui lui semblait le plus rempli, et poursuivi sa route en courant, espérant que le marchand ne réussirait pas à débloquer la roue de son véhicule. Le marchand l'entendit courir, ses yeux firent un aller-retour entre ce jeune homme s'enfuyant un sac à la main et son chariot duquel venait d'être retiré ce même sac. Il se sentit démuni, le chariot était toujours coincé, et lui-même refusait de l'abandonner au risque de se le faire dérober par d'autres voyageurs malhonnêtes. Il resta donc là, debout, de la fange jusqu'aux genoux; il se dit que décidément, c'était pas son jour.

 

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