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26 mars 2010 5 26 /03 /mars /2010 07:00

     Johan courus ainsi dans la boue pendant plusieurs minutes, le sac fraîchement dérobé sur son épaule. Il ne s'arrêta que longtemps après que le vieux marchand et sa charrette embourbée soit hors de son champ de vision. Bien qu'essoufflé à en cracher ses poumons par les narines, Johan décida qu'il était préférable de mettre encore de la distance entre lui et ce marchand qui devait être animé d'envie de meurtre à l'heure qu'il était.

      La pluie était bien loin désormais et le soleil d'été était de retour dans le ciel de la Grande Marche. Cette partie de l'Empire bénéficiait d'un climat particulier ; les étés étant en général plutôt longs et chauds, tandis que les hivers étaient secs mais extrêmement froids. Les précipitations y étaient très rares et tombaient abondamment, surtout lors des pluies d'été, comme cela était arrivé quelques jours auparavant. Cela était surtout dû au fait que les chaleurs de l'été faisaient s'évaporer les eaux abondantes des marais de Sooli. Étrangements situés, ces marais qui entouraient la ville se voyaient souvent prêter des origines magiques; bien qu'acceuillant de dangereuses créatures, ils défendaient la capitale de l'Empire des éventuels envahisseurs. En été, l'eau qui s'évaporait formait un épais brouillard autour de la ville, qui, lors des périodes les plus chaudes, retombait sous forme de pluies dilluviennes reformant ainsi les marais en quelques heures.

    

      L'air était encore humide et la chaleur commençait à se faire insoutenable. Johan était épuisé et affamé. Il décida qu'il serait plus sage de quitter le sentier pour faire une halte. Il alluma donc un petit feu de camp à l'orée d'un bosquet, à peu de distance du chemin, pour y faire cuire un peu de viande qu'il avait trouvée dans le sac volé au marchand. Il mangea également du fromage, du pain, qui lui rappelèrent les bons repas partagés avec ses parents. Et c'est sur ces pensées nostalgiques que le garçon, allongé sur un confortable tapis de mousse, s'endormit profondément.

 

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